Nicolas Sarkozy s’était promis d’ « exploser » François Hollande lors du débat télévisé, selon l’une de ses expressions
délicates dont il est coutumier. Ce devait être le tournant de la campagne.
C’est peu dire que la montagne a accouché d’une souris. La baudruche s’est vite dégonflée.
En définitive, les propositions de François Hollande ont été au cœur de l’échange tandis que le Président-candidat a dû se contenter de
justifier le calamiteux bilan de notre quinquennat.
Le premier est apparu serein, le second inutilement agressif.
Les médias ont été quasi-unanimes à saluer une victoire aux points de François Hollande.
En tout état de cause, ce n’est pas ce show télévisé qui fera l’élection. Aucun de ces exercices, depuis leur naissance en 1974, n’a inversé la tendance.
François Hollande continue de faire la course en tête et l’un des ressorts de cette avance tient au rejet de Nicolas Sarkozy. A l’évidence, une majorité de français ne veut pas revivre cinq ans de plus avec le Président sortant, d’autant que plus rien ne le retiendra dans l’outrance puisqu’il ne sera pas rééligible en 2017.
Qui veut connaître un quinquennat sarkozyen à la puissance dix, avec l’austérité pour règle et l’opulence renforcée pour les amis du Fouquet’s ? La France sort affaiblie de ces cinq années écoulées, les français appauvris et fragilisés. Rêvons-nous d’aller plus loin, à l’image du régime imposé aux espagnols et aux grecs ?
François Hollande a toutes les chances de l’emporter dimanche. Reste que cette victoire doit permettre de déboucher sur les changements attendus. Et pour cela, il va falloir se dégager des marges de manœuvres, c’est-à-dire desserrer l’étau de la dictature de la finance et des banques, reprendre en main les rênes du pouvoir politique, juguler la mondialisation folle, redonner du pouvoir d’achat aux français, clé de la relance de la croissance.
Pour l’heure, une première étape est à franchir dimanche avec la victoire de François Hollande. Une majorité parlementaire devra ensuite être élue. Je souhaite qu’elle ne ressemble pas à celle qui a occupé l’Assemblée nationale depuis cinq ans, soumise et aux ordres. Elle devra être combative et déterminée à répondre aux attentes des français. C’est pour cela que je serai candidat dans la 6e circonscription de l’Oise.


