Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 16:42

Nicolas Sarkozy s’était promis d’ « exploser » François Hollande lors du débat télévisé, selon l’une de ses expressions délicates dont il est coutumier. Ce devait être le tournant de la campagne.

C’est peu dire que la montagne a accouché d’une souris. La baudruche s’est vite dégonflée.


En définitive, les propositions de François Hollande ont été au cœur de l’échange tandis que le Président-candidat a dû se contenter de justifier le calamiteux bilan de notre quinquennat.

Le premier est apparu serein, le second inutilement agressif.

Les médias ont été quasi-unanimes à saluer une victoire aux points de François Hollande.

 

En tout état de cause, ce n’est pas ce show télévisé qui fera l’élection. Aucun de ces exercices, depuis leur naissance en 1974, n’a inversé la tendance.

 

François Hollande continue de faire la course en tête et l’un des ressorts de cette avance tient au rejet de Nicolas Sarkozy. A l’évidence, une majorité de français ne veut pas revivre cinq ans de plus avec le Président sortant, d’autant que plus rien ne le retiendra dans l’outrance puisqu’il ne sera pas rééligible en 2017.

 

Qui veut connaître un quinquennat sarkozyen à la puissance dix, avec l’austérité pour règle et l’opulence renforcée pour les amis du Fouquet’s ? La France sort affaiblie de ces cinq années écoulées, les français appauvris et fragilisés. Rêvons-nous d’aller plus loin, à l’image du régime imposé  aux espagnols et aux grecs ?

 

François Hollande a toutes les chances de l’emporter dimanche. Reste que cette victoire doit permettre de déboucher sur les changements attendus. Et pour cela, il va falloir se dégager des marges de manœuvres, c’est-à-dire desserrer l’étau de la dictature de la finance et des banques, reprendre en main les rênes du pouvoir politique, juguler la mondialisation folle, redonner du pouvoir d’achat aux français, clé de la relance de la croissance.

 

Pour l’heure, une première étape est à franchir dimanche avec la victoire de François Hollande. Une majorité parlementaire devra ensuite être élue. Je souhaite qu’elle ne ressemble pas à celle qui a occupé l’Assemblée nationale depuis cinq ans, soumise et aux ordres. Elle devra être combative et déterminée à répondre aux attentes des français. C’est pour cela que je serai candidat dans la 6e circonscription de l’Oise.

Par Patrice Carvalho - Publié dans : POLITIQUE NATIONALE
Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 15:15

Nicolas Sarkozy a atteint hier un nouveau sommet.

 

Exploitant la mise en examen d’un policier en Seine-St-Denis pour homicide volontaire, accusé d’avoir tué un multirécidiviste, il a repris à son compte une proposition de Marine Le Pen : la présomption de légitime défense.


Voici quelques semaines, Claude Guéant affichait son désaccord avec cette suggestion en la comparant à un « permis de tirer ? »

 

Mais qu’importe, ce n’est pas la première fois que le Président-candidat contredit ses déclarations précédentes ou celles de ses proches. Tout est bon dans la chasse aux électeurs. On peut dire n’importe quoi.

 

Car que signifie cette « présomption de légitime défense » ? Cela veut dire que, quoiqu’il arrive, si un policier tue un homme, il est automatiquement considéré qu’il a agi en état de légitime défense.

 

Il appartiendra à la justice de prouver le contraire si elle souhaite le poursuivre. C’est l’inversion de la charge de la preuve et le piétinement des éléments les plus basiques de notre droit.

 

Tout citoyen poursuivi bénéficie de la présomption d’innocence tant qu’il n’a pas été définitivement jugé. Et c’est dans un débat contradictoire d’instruction à charge et à décharge, de confrontation des arguments et des faits entre l’accusation et la défense que s’établissent la vérité et le jugement. Cela vaut aussi pour les policiers.

 

La nouvelle sortie de Sarkozy relève donc du gadget électoral et, disons-le, du baroud d’honneur. Mais ajoutons qu’elle est aussi destinée à produire un écran de fumée masquant son échec dans la lutte contre l’insécurité et la délinquance qu’il se proposait de pourfendre.

 

Pour l’heure, le résultat se résume en une tentative réitérée d’opposer la police et la justice, comme si c’était le moyen le plus sûr d’agir pour la tranquillité publique.

 

Nicolas Sarkozy aura passé toute cette campagne à diviser les citoyens. Comment peut-on prétendre à la plus haute fonction dans ces conditions, quand le Président de la République est censé être le garant de la cohésion nationale ?

Par Patrice Carvalho - Publié dans : POLITIQUE NATIONALE
Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 14:51

 

Nicolas Sarkozy est donc engagé dans une course poursuite avec les électeurs du Front national. C’est peu dire que la surenchère est sa boussole pour le second tour.

 

Il ne nous épargnera rien. Ainsi avons-nous eu droit à l’organisation annoncée d’un 1er mai du « vrai travail » en opposition à ce ramassis de fainéants qui s’apprête à défiler traditionnellement à l’appel des organisations syndicales.

 

« Syndicats », avez-vous dit ? Un gros mot car lui se revendique d’un contact direct avec le peuple.

 

Ce discours-là est connu et relève des thèmes à peine recyclés de l’extrême-droite. De ce point de vue, pour ce 1er mai à la mode Sarko, Henri Guaino n’aura pas la peine d’écrire un discours car son contenu figure, en tous points, dans celui du Maréchal Pétain, le 1er mai 1941.

 

Dans le même registre, le Président-candidat nous décline les couplets rebattus sur l’immigration, le droit de vote des étrangers et, depuis son passage hier au journal télévisé, l’appel qui aurait été lancé en faveur de François Hollande par les recteurs des 700 mosquées en France et même par Tariq Ramadan, le tout démenti formellement par le Conseil français du culte musulman et par le recteur de la Mosquée de Paris.

 

Bref, tout est bon, même le pire !

 

Les premiers effets de cette campagne nauséabonde ne se sont pas fait attendre. Au sein de l’UMP, beaucoup renâcle et refuse de s’engager dans cette voie

 

Luc Ferry écrit, ce matin, dans « Le Figaro » : « cette stratégie de droitisation fut, reste et restera une erreur, un piège mortel. »

 

De côté des centristes, certains ont déjà annoncé leur intention de choisir François Hollande et pour les autres, le fléau de la balance penche de plus en plus de ce côté-là aussi.

 

En réalité, Sarkozy commet une grave erreur d’appréciation. Tous les électeurs de Marine Le Pen ne sont pas des fachos, des racistes, des xénophobes, des « bouffeurs » de syndicats ou encore des « angoissés », ou des gens « en souffrance » comme l’affirme le Président-candidat.

 

Ce sont d’abord des citoyens en colère contre les élites politiques de droite et de gauche, qui n’exercent plus le pouvoir et l’ont abandonné à la mondialisation et à la finance, qui bradent la France aux intérêts des banquiers et des nantis.

 

Marine Le Pen a bien compris qu’il y avait là de quoi déployer le catéchisme de l’extrême-droite en le rendant plus présentable et en surfant sur le vide politique d’alternative aux solutions libérales.


Sarkozy a donc décidé de mettre ses pas dans les mêmes traces.


Seulement voilà, lui, transformé en pourfendeur des élites et de la mondialisation, en père-protecteur de la patrie menacée, ce n’est guère crédible et même franchement ridicule.

 

On a envie de lui demander : dites donc, où étiez-vous ces cinq dernières années ? Et que faisiez-vous ? N’étiez-vous pas le Président de la République ?

 

S’il en est un qui incarne le modèle même de ces gouvernants démissionnaires et soumis aux forces de l’argent, c’est bien lui !

 

Ses surenchères risquent de tourner court.

Par Patrice Carvalho - Publié dans : POLITIQUE NATIONALE
Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 17:40

Dimanche dernier, vous avez majoritairement  manifesté une volonté claire : mettre un terme à l’expérience des 5 années écoulées avec Nicolas Sarkozy. Un profond souhait de changement s’est exprimé.

C’est nécessaire et urgent pour la France et pour le Nord-compiégnois où nous vivons et à qui tant de mauvais coups ont été portés.

Nous ne pouvons plus accepter que notre pays s’affaiblisse, que les classes populaires et les classes moyennes s’appauvrissent, que les jeunes galèrent, tandis qu’une poignée de privilégiés s’enrichit dans le même temps.

Nous ne pouvons plus tolérer un Président et un gouvernement qui ont abandonné le pouvoir aux financiers et aux puissants. Il s’agit de reprendre notre destin en main.

Cette volonté-là, nous l’avons exprimée, au premier tour, par des votes divers.

Le moment est venu de nous rassembler.

François Hollande est arrivé en tête au 1er tour. C’est donc derrière lui qu’il faut nous retrouver.

J’appelle les habitants du compiègnois et du noyonnais à voter pour François Hollande.

Saisissons cette occasion d’écrire une nouvelle page de notre histoire, d’impulser une dynamique nouvelle pour notre pays et notre territoire, de partager les richesses, de relocaliser l’économie, de permettre l’accès à l’éducation et à la formation pour tous, de garantir le droit à la santé pour chacun.

Rien ne se fera sans nous.

Il s’agira ensuite de nous doter de députés non pas aux ordres comme depuis 5 ans mais déterminés à construire les changements attendus. Je serai candidat pour cela dans notre circonscription.

Le 6 mai, la France a rendez-vous avec l’avenir.

Par Patrice Carvalho - Publié dans : POLITIQUE NATIONALE
Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 22:34

Ce dimanche, nous allons être confrontés à un choix déterminant pour notre avenir, et celui de la France. Chacun devra dire, si notre pays doit continuer ou non, dans la voie engagée depuis 2007, de l’austérité, du pouvoir donné aux banques et aux financiers et du serrage de ceinture permanent pour les plus modestes.

 

Bien évidemment, pour moi comme pour de très nombreux français, la réponse est non. Pourquoi ?

 

D’abord parce que chacun peut mesurer les dégâts causées par la politique menée par Nicolas Sarkozy depuis 2007. En cinq années de mandat, ce gouverne­ment aura distribué aux plus riches contribuables du pays, près de 75 milliards d’euros de cadeaux fiscaux, et à l’inverse, il n’aura pas cessé de vous assommer en supprimant des services publics, en acceptant l’augmentation du gaz, de l’électricité et du carburant, et en vous ordonnant de payer une dette qui est celle des spéculateurs.

 

Les français sortent affaiblis de ces 5 années de sarko­zysme. L’illusion de 2007 a laissé place à l’augmenta­tion du chômage, de la précarité et donc à l’appauvris­sement. Ainsi, beaucoup de français ont été laissé à l’écart par le pouvoir, enfoncés dans leurs difficultés, sombrant parfois dans le désespoir, la colère et le re­noncement.

 

Cette désespérance, il faut en sortir, on peut en sor­tir ! On peut redonner la primauté à l’intérêt général, contre les marchés qui font la loi. C’est le sens de mon soutien au candidat du Front de gauche.

 

En taxant ceux qui ont très largement profité de la crise financière, en récupérant ce que l’on distribue aux plus riches chaque année, on trouve les marges de manœuvre nécessaire au partage de la richesse, à l’augmentation du Smic à 1700€, à la relocalisation de l’économie, à la santé et l’éducation pour tous.

 

Ainsi, je vous invite de tout cœur, à mettre dans l’urne le bulletin du Front de gauche, pour que nous ne soyons pas toujours condamnés à accepter la dictature des banquiers, pour que la France citoyenne et populaire reprenne enfin voix au chapitre.

Par Patrice Carvalho - Publié dans : POLITIQUE NATIONALE

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