Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /Juin /2006 15:38

Nous apprenions récemment que les livraisons de l’Airbus gros porteur A380 auraient plusieurs mois de retard. Rien, hélas, de très étonnant pour les salariés travaillant sur l’avion puisque sa fabrication est traitée à 70%, en sous-traitance.

Le 15 juin dernier, EADS, dont Airbus est une filiale, chutait de 25% en bourse, suite à cette annonce. Mais tout n’est pas perdu pour tout le monde. Il est établi que Noël Forgeard, co-président d’EADS, a vendu ses stock-options, trois mois auparavant, juste à temps donc pour réaliser une plus-value de 2.5 milliards d’€ .

Dans le même temps, il est annoncé la liquidation de l’usine Sogerma de maintenance aéronautique appartenant à EADS et employant 1.000 salariés à Mérignac près de Bordeaux. Que le libéralisme est beau et les privatisations fructueuses pour l’économie et les salariés, l’Etat ne détenant plus que 15% dans le capital. Qui prétendra que les lois du marché ont à voir avec l’intérêt général et national ?

Par Patrice Carvalho - Publié dans : POLITIQUE NATIONALE
Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /Juin /2006 15:36

Lors du dernier forum européen du groupe Colgate Palmolive, début juin, il a été annoncé la réorganisation des centres de compétences en Europe.

Ainsi les produits de soins bucco-dentaires seraient fabriqués en Pologne, les produits d’entretiens ménagers en France et les produits de soins du corps en Italie.

Compiègne est directement concerné par ces derniers. 60% des postes sont occupés par des intérimaires, le solde sera couvert par des départs en retraite non remplacés. Colgate peut donc s’en sortir à bon compte mais pas l’emploi, victime, une nouvelle fois, de délocalisations.

D’où l’urgence du retour d’une volonté politique pour que l’intérêt général prime sur les appétits économiques et financiers des grands groupes.

Par Patrice Carvalho - Publié dans : 6ème CIRCONSCRIPTION OISE
Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /Juin /2006 16:46

L’opposition de droite a refusé de participer à la session spéciale du conseil général consacrée au logement et a rendu impossible sa tenue le 8 juin dernier. Elle affiche ainsi son mépris pour une question qui est l’une de celles qui préoccupent le plus nos concitoyens, en particulier dans l’Oise. Au moment où le parlement débat sur « l’engagement national sur le logement », cette attitude révèle le peu d’importance réelle que ces élus UMP accordent à la grave crise du logement, qui frappe 8 millions de personnes mal logées en France. Les 16.000 demandeurs de logement social dans notre département apprécieront.

Sous la présidence Mancel, tandis que celui-ci pratiquait le prise illégale d’intérêts au détriment des contribuables de l’Oise, la droite refusait avec insistance d’inscrire le débat sur le logement social à l’ordre du jour de l’assemblée. Aujourd’hui Mancel et les siens persistent, alors que les mesures initiées par la majorité de gauche sur le logement social sont accueillies favorablement par les locataires et les bailleurs sociaux. Les locataires sauront s’en souvenir.

 

 

 

Par Patrice Carvalho - Publié dans : CONSEIL GENERAL
Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /Juin /2006 16:44

Une enquête menée par le ministère de l’emploi (Dares) et l’ACOSS vient de révéler que seulement 10% des Contrats Nouvelles Embauches soit environ 44000, correspondent à de véritables créations d’emplois.

Près d’un sur trois a été rompu avant six mois. Le solde net des créations d’emplois dues au CNE est très éloigné du quart, voire du tiers, des contrats signés dont fait état le gouvernement.

Cette même enquête montre que 70% des embauches sous CNE seraient intervenues de toute façon, sans ce dispositif, à parts égales en CDD et CDI. 20% des CNE conclus relèvent de simples anticipations de recrutement.

Le CNE apparaît donc pour ce qu’il est : un renforcement de la précarité qui ne répond en rien aux besoins des demandeurs d’emploi et qui contribue à l’appauvrissement et à l’insécurité sociale des salariés.

Il est urgent de lui faire subir le même sort que le CPE, son descendant.

Par Patrice Carvalho - Publié dans : POLITIQUE NATIONALE
Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /Juin /2006 16:41

Le gouvernement vient d’annoncer la suppression de 15.000 emplois dans la Fonction publique en 2007, dont 8.700 dans l’Education nationale.

Il y aurait donc en France trop d’enseignants, trop de personnel hospitalier, trop d’agents de l’équipement, trop de postiers, trop de cheminots…

Dans l’Oise, chaque année, parents et instituteurs se mobilisent parce que, des classes sont fermées, parce que d’autres sont surchargées, parce que dans tel ou tel collège ou lycée, il manque des professeurs, parce que disparaissent dans les établissements des infirmières, des assistantes sociales, des médecins, des psychologues scolaires, parce que l’accueil en maternelle recule, parce que les moyens accordés aux ZEP sont menacés...

Et à cela s’ajoutent les transferts de personnels de l’Etat vers les collectivités territoriales, comme c’est le cas avec les agents techniques (TOS), autant de charges en moins pour l’Etat.

La vérité, c’est que ce gouvernement veut en finir avec le service public et livrer toutes les activités humaines aux lois du marché. Tel est le sens des privatisations en chaîne. Mais ce choix-là ne peut aboutir qu’à davantage d’inégalités et d’injustices.

La raison d’être du service public réside dans la volonté politique d’offrir les mêmes services à tous les citoyens où qu’ils se trouvent sur le territoire, à des tarifs identiques et accessibles à tous, à garantir la gratuité lorsqu’il s’agit d’éléments aussi essentiels que l’Education.

Voilà ce que veut briser ce gouvernement. Il est vraiment temps de changer de cap.

Par Patrice Carvalho - Publié dans : POLITIQUE NATIONALE

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