Nous apprenions récemment que les livraisons de l’Airbus gros porteur A380 auraient plusieurs mois de retard. Rien, hélas, de très étonnant pour les salariés travaillant sur l’avion puisque sa fabrication est traitée à 70%, en sous-traitance.
Le 15 juin dernier, EADS, dont Airbus est une filiale, chutait de 25% en bourse, suite à cette annonce. Mais tout n’est pas perdu pour tout le monde. Il est établi que Noël Forgeard, co-président d’EADS, a vendu ses stock-options, trois mois auparavant, juste à temps donc pour réaliser une plus-value de 2.5 milliards d’€ .
Dans le même temps, il est annoncé la liquidation de l’usine Sogerma de maintenance aéronautique appartenant à EADS et employant 1.000 salariés à Mérignac près de Bordeaux. Que le libéralisme est beau et les privatisations fructueuses pour l’économie et les salariés, l’Etat ne détenant plus que 15% dans le capital. Qui prétendra que les lois du marché ont à voir avec l’intérêt général et national ?


