Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 15:58

L’Assemblée nationale a adopté, mardi dernier, le mécanisme européen de stabilité (MES). Officiellement, il s’agit d’instaurer une cagnotte de solidarité avec les pays de la zone euro en difficulté. Le MES prendra le relai du Fonds européen de solidarité (FESF) le 1er juillet 2013 et disposera de 500 milliards d’euros.

A sa création, La France devra lui verser 16 milliards d’euros et en cas de crise, 144 milliards d’euros, soit l’équivalent d’une année de déficit budgétaire et 10% de la dette publique.

 

Ce dispositif accompagne le pacte de stabilité budgétaire concernant les 25 pays de l’UE et la fameuse « règle d’or » que nous sommes invités à graver dans le marbre de notre constitution. En clair, il s’agit d’inscrire l’austérité comme horizon indépassable de nos politiques publiques. C’est le régime grec pour tous : les peuples au pain sec et bombance pour les marchés, les multinationales et les privilégiés de la fortune.

La droite a massivement voté pour. Gonnot et Degauchy en ont évidemment  été.

 

Je ne peux que déplorer que la gauche n’ait pas fait bloc au Palais Bourbon en votant contre ce texte. Le groupe socialiste a choisi de s’abstenir, tandis que les communistes, le Parti de gauche, les Verts rejoints par seize députés socialistes et des parlementaires non-inscrits ont voté contre.

 

Comment penser que nous puissions changer quoi que ce soit en France en abandonnant notre souveraineté et en nous livrant pieds et poings liés aux marchés et aux autorités de Bruxelles ? J’ai le sentiment que la réponse est contenue dans la question.

Par Patrice Carvalho - Publié dans : POLITIQUE NATIONALE
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