L’imposteur Gonnot a décidé de transformer son blog en site satirique. N’exagérons rien néanmoins! L’humour pratiqué à la légèreté de celui de Jean-François Copé, le patron de l’UMP.
Le député fantôme nous annonce donc, en début de semaine, qu’il est candidat à sa réélection. Puis il égrène son programme.
« L’emploi sera ma priorité », affirme-t-il. En attendant, depuis 5 ans, le nombre de chômeurs a grimpé d’un million. Merci donc de bien vouloir soudainement s’en préoccuper !
« Je veux défendre nos industries », dit-il encore. En 5 ans, 400 000 emplois industriels ont disparu. Et ici, nous mettons des noms sur ce massacre : Continental, Rigida…
Il veut aussi « défendre » nos deux hôpitaux, notre tribunal, nos services publics. Mais durant 5 ans, il a voté à l’Assemblée nationale toutes les lois de financement de la Sécurité sociale, qui ont abouti à mettre les hôpitaux à la diète et à fermer des établissements, telle que la maternité de Noyon.
Il a voté la réforme générale des politiques publics (RGPP), qui a conduit à diminuer, par exemple, le nombre d’enseignants et fermer nos classes. Il a voté le changement de statut de La Poste sur injonction de Bruxelles, ce qui conduit ce service public à être géré comme une entreprise privée et à fermer nos bureaux en milieu rural.
Franchement, il est heureux que le ridicule ne tue pas. Car les votes de François-Michel Gonnot au Parlement, son absence et son inaction sur place sont non seulement en contradiction avec ce qu’il avait déjà promis, voici 5 ans, mais pire, au cours de cette législature qui s’achève, il a démoli ce qu’il prétend défendre aujourd’hui. L’imposture a ses limites.



